La revue Éléments et les conservateurs de gauche

Ma contribution portera en ce jour sur le n°162 de la revue « Éléments, pour la civilisation européenne ». Tout d’abord je souhaite vous présenter un peu l’origine de cette vue, son positionnement d’après ses rédacteurs et d’après ses détracteurs. La revue Éléments, créée dans le sillage du GRECE au début des années 70, fut LA revue de La Nouvelle droite et de son penseur le plus visible, Alain de Benoist. De Benoist est d’ailleurs l’éditorialiste d’Éléments et ce depuis sa création en 1973. Promoteur des théories sur les indo-européens, le GRECE et la revue Éléments ont défendu entre autres, un retour aux valeurs traditionnelles, une tendance paganiste, un fédéralisme européen, une critique virulente contre le mondialisme destructeur des identités des peuples. Parmi les figures tutélaires dans les pas desquelles le magasine s’inscrit, on peut nommer Proudhon, Orwell, Schmitt, Gramsci, ou plus récemment Alexandre Douguine et sa « Quatrième théorie ». Cette revue se veut cependant ouverte au combat des idées, et l’on retrouve des collaborateurs réguliers aussi bien catholiques ou païens, de droite ou de gauche, comme des penseurs rejetant ce qualificatif (De Benoist). Tous les deux mois, la revue se penche sur des sujets aussi bien économiques, politiques, scientifiques, anthropologiques, littéraires, cinématographiques etc. Autrement dit il y en a pour tous les goûts !

Afin de vous faire découvrir un peu plus Éléments, j’ai choisi d’analyser pour vous un article central pour la revue de septembre-octobre, sous la plume d’Alain de Benoist et intitulé : « L’adieu au progressisme » et sous-titré : « Les « conservateurs de gauche » sont-ils des poissons-volants ». Ce n’est bien entendu pas par hasard que j’ai sélectionné cet article, car il porte sur un thème récurrent pour l’éditorialiste, l’effectivité du clivage droite-gauche, et plus précisément la tendance conservatrice au sein de la gauche, une tendance qui veut s’extraire du piège tendu par le capital, celui du progressisme.

 Le premier constat est sans appel. On retrouve effectivement des initiatives intéressantes provenant d’intellectuels de gauche, à la sensibilité sociale. L’auteur cite notamment José Bové, qui n’hésitera pas à repousser l’idée que la PMA et la GPA puissent être une alternative à la reproduction classique, Bové étant en cela cohérent avec les idées qu’il défend concernant les OGM. Rapidement, car force est de constater que dans le paysage politique actuel l’essentiel de la « gauche » est contaminée par le progressisme, De Benoist glisse vers Orwell et son disciple Michéa.

 Ce qui constituera le fil rouge de cet article long de 8 pages sera un colloque datant de 2010 à Ottawa, sur la pensée d’Orwell, fruit du travail de deux chercheurs, désirant mettre en avant « l’anarchisme tory » d’Orwell, sorte de troisième voie entre le conservatisme et le progressisme, basée sur la fameuse « common decency ». Les deux auteurs ont en effet un cheval de bataille, celui de la critique de la valeur, chère à Marx. Très finement, De Benoist trace une généalogie historique de la valeur, de son appropriation par le capital, transformant le travail concret en travail abstrait, substituant la valeur d’échange à la valeur d’usage et ainsi instituant l’argent comme pierre angulaire des rapports sociaux (et l’on aurait désormais envie de dire asociaux).

En effet, De Benoist relève un point rarement évoqué, qui est celui de la double pensée de Marx. Il y a un Marx « exotérique », celui des lycées et des universités, le Marx de la lutte des classes, celui des contradictions entre les forces productives et les moyens de production, celui qui sera pillé par les Rouges de Moscou et consorts. Mais il y a également le Marx « ésotérique ». Celui-ci au contraire, souhaite capturer la valeur, l’essence du travail, ce que Marcel Mauss appelle un « fait social total »[2]. C’est le Marx de la valeur échange/usage, de la critique de l’économie politique comme fondement des rapports sociaux. De Benoist pour illustrer l’influence néfaste que comporte cette évolution et la considération du travail abstrait comme médiation sociale première s’exprime ainsi : « La critique de la valeur est donc une critique des médiations sociales aliénées par le fétichisme de la marchandise »[3].

 Cette aliénation par le fétichisme de la marchandise entraine une véritable extension du domaine de la lutte comme le dirait Houellebecq. C’est ensuite par là que nous mène l’auteur, car ce qui explique le caractère obsolète de la séparation droite-gauche actuelle, c’est bien le phénomène analysé par Clouscard dans « le capitalisme de la séduction »[4]. Au capitalisme monopolistique d’État succède un capitalisme du désir, qui abolit jour après jour toute entrave au domaine du marché. Toutes les filiations, toutes les communautés traditionnelles sont détruites par l’arme de l’État de droit, engin de démolition au service du Capital. Ainsi, la gauche progressiste et la droite libérale sont main dans la main, dans un trio infernal avec le Capital, afin d’enfanter la société du tout-marché, où l’étalon n’est même plus le travail, n’est pas le commun, mais désormais l’argent-roi comme alpha et oméga des rapports sociaux. C’est le déracinement.

On tombe dès lors dans l’impasse du Marx « éxotérique », celui de la gauche marxiste-léniniste, du communisme progressiste, du PCF et de Lutte Ouvrière. L’intérêt n’est pas de repenser l’essence même du travail, comme Proudhon ou Maurras l’ont pensé, mais de redistribuer les richesses. Autrement dit il s’agit de transformer la masse prolétaire en petit-bourgeois. Sauf que c’est d’ores-et-déjà ce que le Capital a fait. Toujours l’argent-étalon comme médiation des rapports sociaux. C’est pourquoi le régime soviétique n’a guère été qu’un capitalisme d’État, dirigiste, mais en aucun cas ne sapant les fondements du Capital.

 Mais au fond, les conservateurs de gauche ne seraient-ils pas tout simplement de droite, et les libéraux de droite, d’une gauche égarée au fil des changements d’appareils politiques ? Si le peuple français reste attaché à cette distinction, pourquoi ne pas la remettre à l’endroit ? Le conservatisme étant foncièrement de droite et le libéralisme/progressisme intrinsèquement de gauche. De Benoist ne s’aventure pas sur ce chemin-là, mais l’entreprise de démystification de ces concepts doit être faite. Après tout, chez les conservateurs, ne retrouve-t-on pas les corporations, le catholicisme social, les communautés protectrices ? Les idéologies du XIXe ont fait du mal à certains et l’on perd vraisemblablement des talents, trop préoccupés à rester dans ce qu’ils pensent être leur famille de pensée…

PS : une mention toute particulière dans ce dernier numéro à l’interview de Cheyenne-Marie Carron, une cinéaste hors-système, réalisatrice notamment de « l’Apôtre » et « Patries ».

Jérôme.

[1]De Benoist, Alain. L’adieu au progressisme, Les « conservateurs de gauche » sont-ils des poissons-volants. Elements, septembre-octobre 2016, n°162, p.50-57

[2]Ibid. p.52

[3]Ibid. p.53

[4]Clouscard, Michel, « Le capitalisme de la séduction », éditions Delga, 350p.

Publié dans Billets d'humeur | Tagué , , , , , , | Laisser un commentaire

Loana, Louise, Blanche, Bridget,Flavie… et les autres!

Comme Flavie Flament, victime d’un photographe pédophile pendant sa jeunesse, Madonna, la reine de la pop, s’est faites violée à l’âge de 20 ans. Sans vouloir faire de la psychanalyse de bas étage, sa vulgarité et son rapport au sexe semblent clairement avoir un lien avec cet évènement marquant, bien plus courant qu’on ne le pense. Triste ce deux poids deux mesures dans la réaction des gens. C’est vrai que Madonna est nettement moins jolie que Flavie et assurément moins heureuse. Ceci dit elle semble vouloir autre chose que le « bonheur »…Un destin?

Donc il est vrai qu’elle est nettement moins jolie, ce que la vie et les cons (qui lui sont inhérents apparemment) s’évertuent à lui dire régulièrement… Si Bridget Jones n’est pas fière des bêtises qu’elle a pu dire sous le coup de la colère, et sans lui trouver des excuses , il reste que ses propos ne restent que la réponse aux horreurs dites à multiples reprises -et sans regret cette fois-ci- par sa chef. Ce que les femmes sont capables de se balancer dans la gueule, c’est quand même quelque chose! Bridget et sa supérieure hiérarchique sont toutes les deux le résultat du libéralisme et du salariat. Mais une  seule des deux le comprend. Bridget n’est pas jalouse car elle ne veut pas un instant de la vie d’Amy. Elle ne lui veut pas du mal non plus, et espère qu’elle saura toujours se rappeler du plus important: les enfants,  la famille quoi!

Bridget est une chieuse, elle le sait. Elle est lunatique, rêveuse et un brin maso aussi. Parfois, elle ne dit pas bonjour, et elle ne sait même pas pourquoi…Faut pas le prendre personnellement. De toute façon, quand elle n’aime pas quelqu’un, la personne le sait très vite. Elle appelle ça la politesse glaciale. Bref, Bridget, plus pétroleuse (pet – trolleuse? paix -trolleuse?) que féministe, est au bord de la crise de nerfs, c’est le moins que l’on puisse dire. Ceci dit, elle en a vu d’autres. Elle a de l’humour, mais elle sait qu’elle doit le travailler. Rire d’elle-même, c’est un challenge qu’elle souhaite relever car comme le dit le jeune mais inspirant Théo Berlemont : « pour avoir le droit de rire des autres, il faut d’abord être capable de rire de soi-même et accepter que les autres se moquent de vous ».

Louise , Blanche, Brigitte, Loana, Bridget..Les femmes sont en constante évolution. Une page se tourne, désormais, place à Françoise!

Marie.

Publié dans Billets d'humeur, Non classé | Tagué | Laisser un commentaire

REVUE DE PRESSE #9

Dans l’Union du 22/08/2016 : Logement, transports… les mille et une galères des étudiants rémois

selon l’Unef (…) « Avec un étudiant sur deux qui échoue en licence, le salariat étudiant se place en tête des causes de cet échec ».

 # L’uberisation de la société, qui sous-entend une adaptation (formation, …) perpétuelle du salarié,  est appelée des vœux de Macron et des principaux dirigeants patronaux. Parallèlement nos étudiants sont contraints de travailler pour pallier un manque de moyens (d’étudier et de subsister) toujours plus grand. En cela la formation est bonne qui les habitue jeune à travailler, se serrer la ceinture et étudier.


Dans l’Union du 08/09/2016 : Réfugiés, migrants : leur accueil   dans la région 

Avec le démantèlement annoncé de la « jungle »   de Calais, l’accueil des migrants, « qui doit relever   de la solidarité nationale », va se développer dans nos régions. (…) comment s’organise leur accueil dans nos départements de l’Aisne, de la Marne et des Ardennes ?

1 centres d’accueil et d’orientation (CAO)

(…) Le CAO de la Marne dispose de 58 places d’hébergement(…)

2 Les centres d’accueil pour demandeurs d’asile (CADA)

l’Adoma (…), filiale de la Caisse des dépôts, (est) le premier opérateur national pour l’hébergement et l’accompagnement des demandeurs d’asile.

3 L’accueil temporaire, l’hébergement d’urgence, etc.

(…) certains dossiers peuvent mettre plus de quatre ans avant d’aboutir.

 # La « jungle » de Calais fonctionne, comme beaucoup de valeurs de notre société actuelle, à l’inverse du mythe du tonneau des danaïdes. Plus  on la vide et plus encore elle se remplit. En quelques mois la population descendue à 3500 est remontée à 6900 migrants. Heureusement, l’Etat jusque dans ses structures décentralisées pourvoit aux besoins de ses futurs (?) citoyens.


Dans l’Union du 07/09/2016 : Reims dans le débat entre  Valls et le New York Times 

 (…) le quotidien a rédigé un article où il a interrogé des musulmanes européennes se sentant discriminées. Le sujet n’a pas du tout plu à Manuel Valls. Il s’est fendu d’une tribune publiée sur le site du Huffington Post pour lui répondre. Ce dernier a notamment évoqué des témoignages biaisés estimant que « la plupart » des témoignages avaient été obtenus lors du camp d’été décolonial organisé à… Reims, le 25 août.

# Mince New York (Times) prend les français à partie en ce qu’ils discriminent les musulmans. Cela jette un peu d’huile sur le feu du malaise français. Il est surprenant que Valls pour défendre son pays d’une si basse attaque dénigre tout à coup, en évoquant des témoignages biaisés, l’idyllique camp décolonial planté cet été dans notre (pourtant) assez accueillante belle ville.


Dans l’Union du 08/09/2016 : Armée noire : un cadre de   la mairie de Reims condamné 

 (…) (Il) reconnu coupable de délit de favoritisme par la cour d’appel de Reims.

# Sombre nouvelle qui entache une fois de plus l’hommage aux tirailleurs sénégalais. En effet, s’agissant d’une copie d’une œuvre de A. et P. Moreau-Vauthier, le socle n’avait pas été reproduit à l’identique ce qui avait entrainé la saisie de la justice.


Dans l’Union du 05/09/2016 : OMNISPORTS JEUX PARALYMPIQUES  

Le combat de Jérémiasz 

Quatre fois médaillé aux Jeux Paralympiques en tennis en fauteuil,  le porte-drapeau tricolore à Rio milite pour la visibilité des handicapés. 

(…) S’il a été choisi pour porter le drapeau de la France, c’est en raison de sa maturité, de sa joie de vivre mais aussi de son côté frondeur, toujours prêt à défendre les oubliés. « (…) Il ne faut pas qu’il n’y ait que ça et le Téléthon à la télé. »

 # Si la pratique sportive individuelle peut permettre à quelques handicapés de vivre mieux alors cette démarche doit être encouragée. Notre (futur) ambassadeur régional des handicapés souhaite donc plus de visibilité médiatique. Les annonceurs ont du souci à se faire car avec tous les sujets qu’on est obligé d’asséner au français moyen il n’y aura bientôt plus de place pour les spots publicitaires. Handicapé ou pas faire du sport relève d’un choix personnel et d’une persistance dans l’effort que tout le monde n’a pas. D’autant plus que comme le dit Jérémiasz les athlètes handicapés suivent des « entraînements qui abîment le corps ». En tout cas les personnes handicapées  amenées à être de plus en plus assistées d’outils technologiques (aujourd’hui à leur service) toujours plus invasifs pourraient avantageusement leurs aptitudes dans la politique, la philosophie, …

Philippe.

 

Publié dans Non classé | Tagué , , , , , , | Laisser un commentaire

REVUE DE PRESSE #8

Dans l’Union du 23/08/2016 : Au quotidien, les producteurs de lait « travaillent pour rien »  

 Bruno Lancelot est le président du syndicat départemental des producteurs de lait. (…)(Il) vend à contre cœur sa production à Lactalis. « Je n’ai pas le choix. Lactalis a racheté l’entreprise qui collecte mon lait et personne d’autre ne peut me l’acheter dans la région. » Les rares alternatives sont des PME incapables de surenchérir face au mastodonte.

# On se heurte dans ce domaine comme dans de nombreux autres à une entreprise qui est en situation de (quasi) monopole et qui par conséquent  supprime aux producteurs toute alternative et aux consommateurs toute diversité dans les produits consommés. Sauf si on considère que les camemberts à pâtes thermisées ou pasteurisées (donc stérilisés, produits ici ou là, et auxquels on rajoute des ferments) offrent une palette gustative satisfaisante.


Dans l’Union du 18/08/2016 : Projet XXL pour un élevage de volailles 

Toujours plus grands. Huit mois après une ferme de 7 000 porcs dans le Vouzinois, à Leffincourt, c’est un élevage de 170 000 poulets qui est en gestation, dans le Rethélois. (…) Éleveur de poulets haut de gamme à Pauvres, entre Vouziers et Rethel, Patrick Cogniard est (…) mesuré. Il y voit d’abord « une réponse à une demande sur ce type de poulet. S’il n’y avait pas des consommateurs, il n’y aurait pas ces volailles. (…) voir arriver ce genre de produits de masse commence à faire peur. »

# On peut se réjouir de voir quelques entrepreneurs projeter des investissements d’envergure. Toutefois, « ces systèmes ne sont viables que dans le dépassement d’eux-mêmes, car la compression des prix implique mécaniquement l’augmentation des quantités si l’on veut maintenir sa marge – qui elle-même pousse les prix à la baisse » (Périco Légasse « A table citoyens ! » Les éditions du cerf). Et pour reprendre en chœur ce dernier et Patrick Coignard, c’est ce que le consommateur met dans son assiette qui influence le modèle agricole.


Dans l’Union du 19/08/2016 : Des villageois vivent sans eau courante 

 (…) Meillier-Fontaine, une petite cinquantaine d’habitants, une grosse quinzaine de maisons et autant de puits. (…) la contrainte liée à la double absence de l’eau et de l’assainissement a toujours freiné l’expansion démographique de cet ex-village perché à quelque 350 mètres d’altitude. Qui a donc gardé son aspect confidentiel et authentique.

# C’est possible (pas souhaitable mais possible) de vivre confortablement (en appréciant ses voisins, leur entraide, …, leur amitié) en n’ayant pas les facilités du moindre village français. On n’évite manifestement pas les querelles de clocher  mais les bobos et leur spéculation immobilière, sans aucun doute ; quant à l’immigration il semble que ce village ne fasse pas parti des points de chute des migrants.


Dans l’Union du 18/08/2016 :De France ou de Suède, deux regards complètement opposés sur l’affaire Warin  

Le Royaume est connu pour être particulièrement à cheval sur la protection de l’enfance. (…) Éloignée physiquement de son mari encore en France à ce moment-là, troublée par « [ses] hormones», inquiète de sa future maternité, elle a « cherché de l’aide». « J’ai contacté une association, raconte-t-elle. J’avais peur du baby-blues. J’ai vu un psychologue. En vingt minutes, on m’a dit que j’étais borderline.» (…) « Si on devait enfermer tous les parents qui ont eu des dépressions, on n’aurait pas fini», lâchait M e Ludot, l’avocat de la famille il y a quelques jours.

# Cette affaire avec la Suède n’est pas le meilleur exemple de souveraineté auquel on pouvait s’attendre. La Suède applique assidument les préceptes liés à la théorie du genre et est tellement protectrice de l’enfant qu’elle le sépare de sa mère.


Dans l’Union du 23/08/2016 : La formation, planche de salut du Grand Est ?  

 L’objectif est de permettre l’accès à la formation pour 75 000 jeunes ou adultes demandeurs d’emploi d’Alsace Champagne-Ardenne et Lorraine contre 49 000 en 2015.

# Il ne semble pas opportun de débattre du fait que les formations peuvent aider le président Hollande  à respecter au moins un de ses engagements en influent à la baisse sur le chômage. On peut rappeler que les formations profitent à tous les français mais aussi aux migrants demandeurs d’asile. Richert, notre président (du Grand Est), nous engage à cofinancer avec l’Etat de ce plan de formation. On l’en remercie.


Dans l’Union du 22/08/2016 – Châlons-en-Champagne : Nouvelle identité pour la ville 

Il y a un an, le Premier ministre Manuel Valls était venu à la Foire ratifier le Contrat de redynamisation du site de défense. (…) Les plus grands projets restent néanmoins à venir.

# En résumé, à part quelques grosses enveloppes distribuées pour maintenir quelques sociétés sur le territoire, aucune bonne nouvelle au niveau économique à mettre au crédit de Valls depuis la promesse d’il y a un an.


Dans l’Union du 24/08/2016 : Un nouveau patron chez les gendarmes 

Pour lutter contre tout risque de « tuerie de masse », le Psig Sabre (Peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie) de Châlons (19 hommes) a été doté, en début d’année, d’équipements lourds par le ministère de l’Intérieur (notamment des fusils d’assaut et des protections).

# Lorsqu’on voit l’inefficacité de la chaîne de commandement lors des précédents massacres, il est difficile d’imaginer ce que des fusils d’assaut supplémentaires ajouteront en terme de sécurité des citoyens.


Dans l’Union du 26/08/2016 : Une « trentaine » d’Ardennais radicalisés   selon le préfet 

(…) 33 selon nos sources, dont une demi-douzaine fichés S. (…) Pascal Joly, 59 ans, vient d’être nommé préfet des Ardennes. (…)Vous répétez souvent le mot « vigilance ». C’est une obligation désormais ? Chacun doit être vigilant, et nous interpeller dès qu’il a un doute.

 # Chiffre bien inquiétant dont la comptabilité parcellaire semble aussi peu préoccuper les média que le décompte des voitures brulées. Peut-être à raison cette fois car le fichage ne rend pas la personne coupable. Toutefois on est invité à dénoncer chaque abruti qui scandera des propos évocateurs du terrorisme, pour nous donner le sentiment de pouvoir agir et nous amener possiblement sur le terrain de la provocation mutuelle.


Dans l’Union du 17/08/2016 : Un camp « décolonial » du 25 au 28 août  

Fania Noël et Sihame Assbague, deux militantes proches des Indigènes de la République.(…) Les organisatrices placent leur démarche dans la perspective de l’élection présidentielle.

Dans l’Union du 26/08/2016 : Le « camp d’été décolonial »   a débuté sans trouble 

 L’indignation d’élus et la demande du maire auprès du préfet sont restées vaines. 180 personnes estimant subir « le racisme d’État » sont réunies depuis hier à Reims. (…)le programme de leur camp d’été qui « s’inscrit dans la tradition des luttes d’émancipation décoloniales anticapitalistes et d’éducation populaire »

Seul moment de très légère tension hier: un échange entre Thomas Laval, élu FN venu protester, et une participante.

 # A l’annonce de ce projet qui s’est tenu au CIS-Reims, les organisatrices (proches du parti des indigènes de la république et par ailleurs porte-parole du collectif « Stop au contrôle au faciès ») n’ont jamais démenti clairement le fait qu’il s’agissait d’« un camp interdit aux blancs ». Ceci dans le mépris de la France ; et de l’intérêt général inventé par Rousseau (cf. article « Majorité silencieuse » dans « Abécédaires de la bêtise ambiante » d’Alain Soral éd. Bibliothèque Blanche).


bannièreER2

Publié dans Revue de presse | Tagué , , , , , | Laisser un commentaire

Les fêtes Johanniques : les images d’Ertv

Les fêtes johanniques de Reims commémorent annuellement le sacre de Charles VII. Chaque année, plus de 100 000 visiteurs participent à ce week-end festif, où Reims rend hommage à la richesse de son histoire, de sa culture et de son patrimoine culturel. E&R Champagne-Ardenne était bien entendu sur place. Retour en images sur ce week-end de festivités.

L’année prochaine, venez nombreux!


 

Publié dans Non classé | Laisser un commentaire

La bibliothèque du militant

En ce début d’année scolaire, un petit article destiné aux sympathisants, adhérents et militants d’Égalité et Réconciliation pour parler lectures. L’objectif?  Donner des pistes à suivre et une liste succincte et non exhaustive de livres à lire pour se motiver à sortir du simple visionnage des vidéos sur internet. Suivre l’actu en continu via le site national et rire avec les dessins de la semaine c’est bien, se cultiver et se structurer intellectuellement c’est mieux!

Avec notamment l’omniprésence des écrans dans notre quotidien, il est désormais très difficile de réussir à se concentrer devant un bouquin et de le lire sans difficulté. Pour les explications scientifiques, il est possible de visionner la conférence de Michel Desmurget, chercheur à l’INSERM, disponible sur Youtube, ou encore mieux, de lire le livre dont elle est tirée (TV Lobotomie. La vérité scientifique sur les effets de la télévision de Michel Desmurget, éditions Max Milo, 2011, Paris).

Quand on vient de se réveiller, pour ne pas dire de se débrancher, on peut être pris de panique : par quoi commencer? Où se diriger en premier? L’histoire, la philosophie, l’économie…Il y a tant de domaines intellectuels à explorer. Tout d’abord, il est important de faire le constat de sa propre ignorance. Même si on est bardé de diplômes, cela ne veut rien dire. Se montrer humble et accepter que l’on a tout à apprendre est la clé pour s’élever.

Voici une petite liste de départ pour bien commencer son apprentissage du monde par la lecture :

  1. Lire les livres de Soral

On se focalise souvent sur les vidéos du Président, sa tchache et son bagou. Mais on oublie qu’il est d’abord auteur de 14 livres. L’un de ses sujets de prédilection c’est la drague, les rapports entre les hommes et les femmes et tout ce qui en découle. De là en ressort une réflexion globale et continue sur notre société post-soixante-huitarde. S’il ne fallait lire que deux des livres de Soral, ce serait sans aucune hésitation Comprendre l’Empire et Sociologie du Dragueur. Par ces deux essais, volontairement accessibles au plus grand nombre tout en étant très complets, Soral nous donne des clefs de compréhension pour comprendre notre époque et ainsi accéder à d’autres lectures plus pointues.

  1. Lire d’autres révoltés

Julius Evola (Révolte contre le monde moderne), Dominique Venner (Un samouraï d’Occident) mais aussi Simone Weil (l’enracinement, note sur la suppression générale des partis politiques, la pesanteur et la grâce), George Orwell (Hommage à la Catalogne, Dans la dèche à Paris et à Londres, 1984, la ferme des animaux), Pier Paolo Pasolini (Ecrits Corsaires, Contre la télévision, Où est ma patrie?)… Le panel des penseurs non conformes, rebelles, révoltés mais jamais résignés est large. Grâce à leurs réflexions, notre esprit critique s’affine.

  1. Réapprendre l’Histoire de France

Comprendre le monde qui est le nôtre, et surtout comprendre la politique d’aujourd’hui n’est possible qu’en connaissant l’Histoire française et européenne. Il ne s’agit en aucun cas de devenir historien amateur mais d’avoir le minimum en tête. Histoire de France de Jacques Bainville peut être un bon début.

  1. Ne pas négliger l’importance de la littérature

L’une des erreurs de la lecture dans le militantisme est de snober les romans et la littérature. Se cultiver comme patriote c’est aussi connaitre les classiques de la littérature française et européenne. S’intéresser aux auteurs grecs par exemple. L’Iliade et l’Odyssée nous apprennent plus sur notre culture et notre esprit en tant que peuple que ne le fera jamais n’importe quel essai de sociologie.

Il ne faut pas non plus négliger la littérature contemporaine ou la littérature dites de genre. Les polars, les thrillers, la science-fiction : il y a de vraies petites pépites qui permettent d’allier lecture détente et réflexion.

Pour les plus jeunes, le roman Le monde de Sophie de Jostein Gaarder est une très bonne porte d’entrée à la philosophie, et Le regard des Princes à minuit d’Erik L’homme est le cadeau parfait à offrir à un adolescent pour lui inculquer de belles valeurs. En ce qui me concerne, j’aime les romans de Peter May pour l’ambiance qu’il réussit à recréer, spécialement la trilogie écossaise. Par ailleurs, c’est la lecture du bestseller mondial Le Maitre des illusions de Donna Tartt qui m’a donné envie de m’attaquer enfin à la littérature antique… Encore une fois, pour avancer dans notre vie (de lecteur), il vaut mieux ne pas faire preuve de snobisme, mais effectuer un tri progressif parmi nos lectures.

  1. Lire nos ennemis

Huntington, Brezinski, Attali, Zeev Sternell, mais aussi Foucault, Deleuze, Sartre, Beauvoir…Voilà des auteurs d’en face qu’il ne faut pas hésiter à lire pour mieux comprendre nos adversaires politiques. Surtout qu’ils ont l’avantage d’y aller sans langue de bois… Prière de ne pas acheter leurs livres (garder vos sous pour des maisons d’édition telles que Le retour aux sources ou Kontre Kulture), on les retrouve facilement dans n’importe quelle bibliothèque municipale.

  1. Connaitre et comprendre les expériences antérieures similaires à E&R

Il est important de comprendre que si E&R fait partie d’un mouvement plus global d’avant garde, de tout temps des patriotes ont tenté comme nous de se réunir pour réfléchir à une union sacrée, une alliance momentanée destinée à sortir la France de l’impasse… Il faut étudier ces mouvements afin de peaufiner nos réflexions sur les problématiques de notre temps.

C’est le cas bien évidemment du cercle Proudhon, réunissant des syndicalistes révolutionnaires et des militants de l’Action Française juste avant le début de la première guerre mondiale. C’est aussi le cas de ce qu’on a appelé la jeunesse non conformiste des années 30, qui certes n’était pas un groupe authentiquement identifié mais une mouvance dans la même dynamique qu’e&r.

Il ne faut pas forcément s’en inspirer, car notre époque est différente mais il est intéressant de savoir comment d’autres patriotes ont tenté, avant nous, de dépasser certains clivages.

  1. Prendre soin de soi, inventer et construire le monde de demain

Pour durer, il est important de ne pas s’oublier et de s’occuper d’abord et avant tout de soi et des siens. Cela vaut bien entendu dans l’idée de construire sa vie professionnelle et familiale, mais aussi de ne pas oublier de chercher des solutions concrètes et réelles pour que le militantisme ne soit pas que de simples débats d’idées autour d’une bière mais aussi un véritable  vecteur de changements dans la vie quotidienne. Par exemple, se tourner vers des livres de survivalisme ou de retour à la terre peuvent aider, alliés bien entendu à l’expérience du réel. Les livres de Piero San Giorgio ou  le guide du néo rural sont des exemples parmi d’autres. S’intéresser à une alimentation plus saine (livre sur le jeûne d’Ehret Arnold, les livres de Gilles Lartigot, du Docteur Seignalet, de Thierry Souccar ou du Professeur Joyeux) est aussi une priorité à avoir.

  1. Se tourner vers la Spiritualité et la Religion

Notre société est marquée par un retour indéniable du religieux dans la sphère publique. Contrairement à ce que pensent nos dirigeants, la majorité des gens ne peuvent se contenter d’être de simples salariés obéissants/consommateurs passifs. La religion est une nourriture spirituelle et nous vivons une époque où nous en avons bien besoin! Par conséquent, il ne faut pas négliger cet aspect, que l’on soit croyant ou non. Lire la biographie de Jésus Christ par Augustin Berthe est un minimum. S’intéresser aux autres religions, et spécialement aux religions présentes sur le territoire français (Catholicisme, Islam, Judaïsme, Protestantisme) est une piste à suivre.

  1. Comprendre les notions clés et s’attaquer aux domaines pointus (Droit, Économie, Philosophie)

Parce qu’on n’est pas plus bête que les autres, il faut avoir le courage d’assouvir sa curiosité et s’ouvrir à d’autres horizons intellectuels. Il importe surtout de comprendre certains fondamentaux.  Ainsi par exemples, connaitre ce qu’est l’ingénierie sociale ou comprendre ce qu’est l’idéologie « libéral-libertaire » est essentiel pour décrypter l’actualité. Le travail de Lucien Cerise est exemplaire pour le premier exemple, l’œuvre de Michel Clouscard l’est tout autant pour le second.

  1. Se concentrer sur la ligne Gauche du Travail Droite des valeurs.

Enfin, il importe de garder en tête l’idée fondamentale de la réunion de la gauche du Travail et de la Droite des valeurs. Il existe une multitude d’auteurs qui ont été ou sont sur cette ligne. Et plus encore que jamais, elle reste la ligne clé à suivre pour sortir de l’impasse et penser la France de demain.

En  conclusion, voilà 10 pistes à suivre lorsqu’on est un peu désemparé devant l’ampleur de la tâche qu’est la lecture. Bien entendu, il ne s’agit en aucun cas d’une liste exhaustive. Et le plus important est de commencer par ce qui attise le plus notre curiosité. Je me permets de faire remarquer que les conseils pratiques donnés par Dominique Venner à la fin de son livre Un samouraï d’Occident sont particulièrement pertinents. Avec Comprendre l’Empire, cela peut être un bon début pour commencer sa vie de lecteur patriote et militant.

Marie.


bannièreER

 

 

Publié dans Billets littéraires | Tagué , , , , | Laisser un commentaire

revue de presse #6 et #7

Revue de presse #6

Dans l’Union du 04/08/2016

 Sport d’autodéfense pour s’en sortir vivant 

(…) club de krav-maga d’Épernay (…)

Cette méthode, qui a servi dans le ghetto de Varsovie, est devenue une base de l’armée israélienne et des services spéciaux israéliens pour se défendre au corps à corps face aux assaillants. Le but est simple : sortir vivant d’une agression.

# Il s’agit aussi d’une technique offensive notamment pratiquée par la LDJ, organisation jugée terroriste aux États-Unis et interdite en Israël, dans des locaux parisiens.


Dans l’Union du 01/08/2016

Les députés remettent  l’abattage rituel sur le billot 

Une proposition de loi datée du 20 juillet impose l’obligation d’étourdir les animaux avant  de les abattre. Ce serait mettre fin à l’abattage pratiqué pour la viande halal et casher. (…)Cette proposition de loi, datée du 20 juillet, est signée par 70 députés(…) ( ; ) la députée ardennaise Bérengère Poletti (LR) ( … : ) « Ce n’est pas un problème qui concerne uniquement la viande halal mais aussi la viande casher. Et il y a peut-être plus de blocages du côté du casher ».

# Que Mme Poletti, pour détourner toute idée d’amalgame aux lendemains du dernier attentat, signale une réticence des juifs (« blocages du côté du casher ») semble aussi naïf que téméraire. Cécile Malvaux, présidente du groupement de défense sanitaire du bétail (GDS) des Ardennes, précise que si cette loi passe il y aura de graves répercussions économiques pour un marché qui serait destiné à plus de 50 % à l’export.


Dans l’Union du 01/08/2016

Les (faux) mineurs étrangers visent   la ville préfecture 

(…) le Département dépense trois millions d’euros par an pour l’accueil des mineurs étrangers isolés, alors que la majorité ne le sont pas. (…) En 2015, 170 jeunes ont bénéficié de ce statut dans la Marne. Il n’y en avait que douze en 2010.

# A ce coût, il faut rajouter les frais d’enquête et de justice pour des sanctions non décourageantes de deux ou trois mois de prison avec sursis.


Dans l’Union du 03/08/2016

Forte activité à l’aéroport  de Vatry actuellement

(…)Côté passager, en dépit d’incidents techniques, la fréquentation a explosé en juillet :+ 98 % par rapport à 2015 ! (…) Cette hausse de l’activité « s’explique grâce à l’arrivée de la compagnie AAA », qui effectue actuellement douze rotations hebdomadaires à destination de cinq villes d’Algérie.

# Si l’activité de Vatry « explose », pour une partie en raison du fret, espérons que ce ne soit pas  que parce que cinq villes d’Algérie sont à destination de la France.


Dans l’Union du 04/08/2016

En quête d’armes de défense

« Les bombes d’auto-défense et les tasers électriques sont beaucoup demandés » (…) «Les bombes lacrymogènes sont tolérées sur la voie publique mais ne sont pas autorisées», précise Seigrid à Château-Thierry. (…) « Ils peuvent avoir des pistolets à blanc qui tirent des balles en caoutchouc. Ils sont en vente libre mais on ne doit les utiliser que chez soi en cas d’intrusion. Il est interdit de se promener avec sur la voie publique. » (…) « Dès qu’il y a un attentat, nous avons la visite de nouveaux clients. Ils viennent demander ce qu’on peut acheter pour se défendre mais quand on a terminé de leur expliquer la réglementation, la plupart renoncent »

# Les armuriers ressentent directement le réflexe panique qui pousse les gens à l’autodéfense suite à un attentat ; mais constatent que toutes les entraves légales les font renoncer et s’en remettre à l’autorité publique.


Dans l’Union du 05/08/2016

Sept idées reçues  sur les agents  de sécurité

En 2014 déjà, aux Assises de la sécurité intérieure, Bernard Cazeneuve ne s’en était pas caché, affirmant : « Le partenariat et la coopération entre les forces publiques de sécurité intérieure et les activités de sécurité privée sont plus que jamais indispensables. » (…) De plus en plus sollicitées, les agences de sécurité sont « les yeux et les oreilles des forces de l’ordre »

# Un long article de l’Union sur les agents de sécurité pour finir par dire que les sociétés qui les emploient ont une activité croissante, en omettant de souligner que les forces de police ont des effectifs toujours décroissants. Où l’on s’oriente vers une privatisation de la sécurité avec des organisateurs qui pour sécuriser leurs événements portent désormais la responsabilité supplémentaire d’engager (ou non) des agents.


Revue de presse #7

Dans l’Union du 09/08/2016

Mourad Hamyd cachait bien son jeu  

Le voile se lève sur l’Ardennais Mourad Hamyd, beau-frère de Chérif Kouachi. (…) Son nom avait circulé quelques heures après l’attentat contre Charlie Hebdo le 7 janvier 2015. Il réapparaît un an et demi plus tard. Mourad Hamyd, le beau-frère de Chérif Kouachi, l’un des auteurs de l’attentat contre Charlie Hebdo, a été interpellé fin juillet à la frontière entre la Bulgarie et la Turquie, suspecté d’avoir voulu se rendre en Syrie, selon le parquet de Paris. (…) la raison du fichage S de Mourad Hamyd porterait sur sa possible appartenance à la mouvance islamiste radicale locale. Cette mouvance radicale locale existe-t-elle à Charleville-Mézières ou même dans les Ardennes ?

 # Se pourrait-il que les terres dépeuplées des Ardennes  se transforment en réceptacle de terroristes via l’accueil de migrants ? Pas plus qu’ailleurs d’après le représentant de l’Etat interviewé.


Dans l’Ardennais du 12/08/2016

Boris Ravignon  prône la fermeté 

Le maire de Charleville-Mézières n’est pas opposé au placement en rétention  de certains individus fichés S.   (…)

Dans une tribune, publiée sur sa page Facebook le 26 juillet dernier, jour de l’assassinat du père Hamel, Boris Ravignon avait tapé du poing sur la table, demandant au président de la République et au gouvernement « de mettre leurs actes en accord avec leur propos. » Autrement dit : passer à l’action. (…) « Quand j’entends Manuel Valls dire que la France doit vivre avec le terrorisme, je suis choqué. C’est inadmissible, je n’accepte pas ce fatalisme. »

# Régulièrement des voix s’élèvent pour réclamer justement plus que des paroles. Mais pour qu’elles soient entendues il faut qu’elles aient des interlocuteurs. Pour l’heure ne résonne en France que le pâle écho des complaintes vite oubliées.


Sur FRANCE 3 CHAMPAGNE-ARDENNE le 08 août 2016

A Reims, le bilan touristique à mi-saison déçoit

Dans l’Union du 11/08/2016

Les attentats ont peu d’impact  sur le tourisme dans la région cet été 

(…)Les attaques terroristes représentent la troisième cause avancée pour expliquer la baisse de fréquentation touristique. Un secteur qui souffre davantage d’une météo capricieuse.(…) À l’office de tourisme de Reims, Nathalie Mortier constate un impact des attaques auprès de la clientèle japonaise, « – 40 % » d’entre eux sont venus dans la cité des Sacres. (…)

# Il n’y pas de désaffection des touristes pour la région hormis des baisses de fréquentations relevées de 30 à 40 % uniquement dûes au Brexit, au mauvais temps et, ah !, au terrorisme.


Dans l’Union du 09/08/2016

Enfermé en Suède avec son fils, le Chalonnais attaque en justice

(…)la jeune femme, qui attendait un titre de séjour, a en effet reçu la visite des services sociaux, qui ont établi que la mère de famille était dépressive. Ils ont entrepris de la faire interner de force, pour placer Nathan dans un foyer de protection de l’enfance. Une possibilité offerte par la loi « LVU », communément appelée loi « anti-fessée ». (…)

# Il est des migrants comme des catholiques qui voient leur sort bouclé de façon bien plus péremptoire que d’autres.


Dans l’Union du 08/08/2016

L’horodateur virtuel débarque 

(…) Si vous en avez marre de devoir faire vos fonds de poche pour chercher des pièces à mettre dans l’horodateur ; si vous en avez assez de devoir courir pour remettre de l’argent dans le parcmètre(…)

« C’est un souhait du maire de Reims, Arnaud Robinet, de se mettre au goût du jour » , poursuit Valérie Beauvais.

Mais comment ça marche au juste ? Il suffit de télécharger sur son smartphone l’application gratuite. Il faudra ensuite que l’usager renseigne son numéro de plaque d’immatriculation, communique aussi son numéro de téléphone portable et bien sûr qu’il laisse ses coordonnées bancaires.

# Si nous le voulons (et surtout si nous ne le voulons pas) nos administrés ont des solutions pour nous faire quitter nos mauvaises habitudes. Pourquoi sommes-nous tant attachés à notre monnaie sonnante ? Peut-être parce qu’on n’a pas envie de renseigner le moindre de nos déplacements ou en l’occurrence de nos stationnements… ni de faciliter le travail de sanction des ASVP.


Dans l’Union du 17/08/2016

 Sur la piste du fameux fromage de Rocroy 

(…) Rocroi n’avait plus de producteur de fromage depuis la fin des années 90.   En 2006, les époux Lenoir achètent la ferme de la Croix de fer.   En 2013, Claudine Lenoir sort sa première fournée de fromages. (…)

Un fromage qui a failli disparaître 

(…)  le courant du XX e siècle, Rocroi compte une demi-douzaine de producteurs. Normes sanitaires et crise vont toucher le secteur et à la fin des années 90, le dernier producteur avait cessé son activité.

# La stricte application des normes avait failli couter son entreprise à une marque de roquefort concurrente d’une grande marque qui, elle, en avait compris l’aberration. Cette dernière avait conservé ses étagères en bois soupçonnées des pires maux. Bien lui en a pris : les rayonnages en inox ne permettaient plus l’affinage des fromages. Cet exemple tiré du DVD « Ces fromages qu’on assassine » des éditions Montparnasse montre que la bureaucratie européenne peut rapidement faire table rase d’un savoir-faire ancestral (même si elle a su revenir en arrière parfois ; cf. le cas des Roquefort).


bannièreER

 

 

 

Publié dans Revue de presse | Tagué | Laisser un commentaire